Pleurer un bon coup

Publié le 7 Décembre 2015

Pleurer un bon coup

A la même période, les années passées, je croulais sous la liste des choses à m'offrir pour la fin de l'année. Ma société organisait à chaque fin d'année des opérations qui permettaient au personnel de faire des achats et de les régler en 12 mois. Inutile de dire que c'est un super moyen d'équiper la maison, d'acheter tout ce qui nous plaisait, de faire plaisir aux proches.

Cette année, rien de tout çà, la crise grève durement la société et les bourses de chacun s'amenuisent à vue d'oeil. Les perspectives ont été révisées nettement à la baisse. Beaucoup d'avantages ont été supprimés et on se bat tous les jours pour la survie de notre société. Y arrivera-t-on ? Personne n'est en mesure de le dire, occupés autant que nous sommes à ramer et à survivre.

Cette année donc, la liste que j'ai faite sera déchirée et jetée à la poubelle. En vue des fêtes, je suis bien entendu contente, mais je compte chaque sou, et essaie de mettre un peu de côté en prévision des mauvais jours.

Je passais le week-end à ressasser tout çà, à me poser mille questions sur mon avenir professionnel, à me demander s'il n'était pas temps de penser à ma reconversion. Plein de choses bouillonnent dans ma tête, et en filigrane, les charges incompressibles auxquelles je dois faire face chaque mois !

Puis, tout d'un coup, j'ai eu envie de pleurer un bon coup, me soulager un peu, évacuer le trop-plein de tensions et de craintes qui m'étreignent depuis des semaines maintenant. Après un flot de larmes que rien ni personne n'aurait pu arrêter, je me sentais plus légère, très légère même, vidée ! Vidée de toute énergie, vidée de toute combativité ! Puis, venaient d'autres larmes, par vagues successives, que rien n'a pu arrêter.

C'est ainsi que j'ai passé mon week-end. Aujourd'hui, je me sens ... je ne dirais pas mieux, plutôt anesthésiée. Je vais continuer à travailler, à me battre, mais surtout, j'ai hâte de rentrer chez moi et d'entendre, dès que je franchis la porte, deux anges qui crient "youpiiiii, c'est maman" et qui viennent sauter dans mes bras, moi qui suis pour eux la sécurité, la force, la certitude, un tronc sur lequel ils peuvent s'appuyer. Si seulement ils savaient ma bataille ... Mais heureusement qu'ils sont à des années lumières de ces soucis.

Et je continuerai comme çà, oscillant entre un abattement terrible et le bonheur d'être entourée par les miens. Et quand la vague devient trop forte, une seule solution : pleurer un bon coup ...

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Rédigé par Corinne

Publié dans #Humeurs

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Nanou100pour100soi 07/12/2015 18:16

Quand on pleure, on se sent soulagée ensuite. Alors, il ne faut pas s'en priver...
Je te souhaite de beaux moments en famille (le sourire des plus petits remet du baume au cœur)!

Angela Donava 07/12/2015 17:23

J'adore cette photo! Les couleurs sont sublimes!
Bonne soiree!
Angela Donava
http://www.lookbooks.fr/

letizia 07/12/2015 15:04

ca aide parfois a repartir plus fort. on est humain après tout.- il ne faut pas en avoir honte. ca fait du bien comme disent les filles aussi plus haut.
bise

marie kléber 07/12/2015 12:30

Pleurer fait un bien fou. Cela nous permet d'évacuer et de repartir un peu plus sereinement Corinne. Au creux de la vague la présence de mon petit homme est précieuse. Une fois à la maison, j'arrive à oublier soucis et tracas. Le temps de prendre soin de lui.
Prends soin de toi.

nathalietoutsimplement 07/12/2015 11:17

Quand ca ne va pas, moi aussi je pleure... Bon courage à toi...