Louise, Gisèle et les autres

Publié le 11 Février 2016

La maman de Gisèle aime lui coudre des robes de princesse
La maman de Gisèle aime lui coudre des robes de princesse

Nous connaissons tous les circonstances qui ont conduit Caroline Boudet, maman de Louise, petite fille née avec un chromosome en plus, souffrant de trisomie 21, à écrire un texte déplorant les réactions négatives des gens en voyant sa petite fille. Elle emmenait sa petite fille chez le médecin quand quelqu'un du corps médical lui disait "... c'est votre petite fille malgré tout ..." ou le sempiternel "... çà n'a pas été détecté lors de la grossesse ? ..." etc. Des mots tendant à exclure et mettre les enfants différents dans des cases dans lesquelles ils ne devraient plus être réduits.

Depuis le succès de ce texte et de nombreux témoignages de parents, l'acceptation et la "banalisation" de la "différence" en général mobilisent de nombreuses personnes à travers le monde. Et c'est tant mieux. Tant mieux, car ces enfants ne sont pas leur handicap. Ils ne peuvent être réduits au handicap dont ils souffrent. Ce sont des petits enfants comme tant d'autres qui souffrent de trisomie, de dyslexie, de dysphasie, de paralysie, d'autisme comme d'autres enfants souffrent d'une maladie "plus acceptée".

C'est un vrai bonheur de voir les parents mobilisés pour faire accepter la différence aux autres. Quel bonheur de voir des petits souffrant de trisomie dans une publicité, jouant dans des films, défiler sur un podium lors du fashion week de New York. C'est encourageant et c'est à encourager car plus on voit des personnes "différentes" dans des situations réservées auparavant aux personnes entrant dans le moule, plus nos regards s'habituent et notre tête accepte que finalement, ce sont des personnes normales, des personnes qui ont leur propre histoire, leur trajectoire, leur avenir. Ces enfants ne sont pas nés par hasard encore moins par erreur, ils sont porteurs d'espoir et de bonheur comme tous les enfants. Ils traversent autant d'épreuves que les autres enfants, ils ont leur place dans la société au même titre que nous tous.

Mon fils souffre de dysphasie, et je sais les regards en coin, les regards moqueurs ou méprisants. J'ai trop entendu les commentaires déplacés, les commentaires qui se veulent rassurants et gentils mais qui tombent complètement à côté. Aussi, je suis sensible à ce que nos regards sur ces enfants changent, que nous les acceptions tels qu'ils sont, et surtout que nous leur donnions entièrement leur place dans notre société.

A Louise, Gisèle et à tous les autres, un grand BRAVO !

Gisèle

Gisèle

Louise

Louise

Madeline

Madeline

Louise, Gisèle et les autres
Samy et sa maman, Eglantine Eméyé

Samy et sa maman, Eglantine Eméyé

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Rédigé par Corinne

Publié dans #Société

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Janachète 14/02/2016 20:15

Très bel article .
Je côtoie ce problème de près car j'ai un neveu handicapé, et je suis sa tutrice.
Et je connais des enfants et adultes trisomiques , et ils sont tellement attachants.
Bien sûr qu'ils ont une place entière dans la société, mais il ne faut pas oublier que certaines personnes sont méprisantes, car elles ne sont pas confrontées au problème .Je pense quand même que les choses évoluent dans le bon sens et tant mieux !
Bonne soirée !

Remy 12/02/2016 11:48

Bonjour. Merci pour cet article bienveillant. Juste une petite remarque : les enfants "differents" ne souffrent pas, car ils ne sont pas malade. Leur trisomie c'est ce qu'ils ont. Une condition de vie. :)
Remy - le Papa de Louise

Sylvie, Enfin moi 11/02/2016 23:02

Très bel article, très touchant
Bravo bravo
Je vous embrasse

Athéna 11/02/2016 13:23

Très bel article

marie kléber 11/02/2016 12:16

Un bel article Corinne. Le regard des autres est souvent lourd de jugement, de peur, de silence, de non-dits. Ce sont des enfants comme les autres. De plus en plus, on les considère comme tels, mais cela reste un combat de tous les jours pour de nombreuses familles.