Cher Benoît (Hamon)

Publié le 10 Mars 2017

J'ai comme principe de ne jamais laver mon linge sale en public. J'ai toujours pensé que quelles que soient les difficultés, il y a toujours moyen de les solutionner en privé, ne pas étaler les problèmes familiaux en public. Je n'ai jamais aimé les étalages, les indiscrétions, les sorties fracassantes, les scandales à grands bruits, les pieds-de-nez sur fond de coups de com. 

Inutile dans ce cas de te dire que la manière dont tu as planté un couteau dans le dos de ta famille politique est loin d'être une bonne chose à mes yeux. Sortir du gouvernement et passer son temps à voter contre lui, à lui mettre les bâtons dans les roues, à donner un marteau aux adversaires politiques pour qu'ils tapent tous le jours un peu plus sur la tête de tes supposés amis, à fragiliser chaque heure et chaque jour le parti en disant du mal systématiquement aux réformes, aux orientations politiques du gouvernement, mais surtout en fermant les yeux aux réalités de la société et de ses évolutions, aux solutions qu'il est nécessaire d'adapter aux nouvelles donnes d'une société qui, si tu ne le sais pas encore, a énormément évolué. Et bien, tout çà a fait vaciller le gouvernement, a affaibli jour après jour un président qui n'est plus que l'ombre de lui même au bout de son quinquennat. 

Résultats : te voilà seul comme les pierres, seul dans un programme inaudible et non adapté, seul à récolter les fruits de tes actes belliqueux et ton irresponsabilité qui a fractionné le parti. Je n'en croyais pas mes oreilles quand j'ai entendu dire que tu accusais (par le biais d'une Aurélie Filipetti tout aussi coupable de trahison) à certains ténors de la gauche qui sont allés vers Macron de trahison. N'est-ce pas le même acte que toi-même as fait - trahir son camp -, dans une immaturité navrante, et un manque désespérant de vue politique, il y a quelques mois ? 

Une chose est sûre, tu es loin d'incarner une gauche responsable, réaliste, lucide, car il en faut de nos jours du sens de la responsabilité, d'un réalisme et d'une lucidité ! Et il te manque encore l'épaisseur d'un Président.

Cher Benoît, je suis désolée de te dire que l'heure n'est pas encore venue pour toi de diriger un pays, et tu y es pour beaucoup ! Et surtout, abstiens-toi d'utiliser le mot "trahison" car les autres étaient à bonne école avec toi ! 

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Rédigé par Corinne

Publié dans #Société

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Lafilledelencre 11/03/2017 09:55

Trahison, belliqueux, planté un couteau dans le dos ... et bien quels mots forts pour un homme qui n'est pas d'accord avec la direction de son parti de base !!
Et doit-on cautionner toutes les décisions d'un parti dans lequel on ne se reconnait pas ? Que l'oin parle d'un Hamon ou d'un homme politique d'un autre parti, je ne vois pas du tout pourquoi un homme/femme qui est en désaccord devrait tout de même accepter et la fermer ?
Un homme/femme politique ou non doit être au clair avec ses convictions et ses valeurs, quelque soit le domaine, politique ou non.
Je préfère 100 fois un Hamon qui va affirmer ses idées, quitte à s'isoler qu'un autre qui va bouffer à tous les rateliers et se rallier au plus offrant par opportunisme.

Corinne (Couleur Café) 12/03/2017 09:48

Mais dans ce cas là, qu'il se garde d'utiliser le mot "trahison" ou d'en vouloir aux hommes et femmes qui ne sont pas d'accord avec lui et quo ne se reconnaissent pas dans son programme. C'est aussi simple, chacun son opinion, son avis, sa conviction, ue les uns et les autres l'acceptent sans crier au loup !

Sylvie, Enfin moi 10/03/2017 19:15

Tu fais bien de lui dire, mais bon je crois qu'il ne t'entend pas ;)
Bisous

Petitgris 10/03/2017 09:37

Je finis par croire que les candidats n'analysent pas ce qu'ils racontent et ne savent pas regarder dans leur rétroviseur ! Je dois dire que cette campagne me navre et que aucun n'a encore à mes yeux l'étoffe d'un président digne de ce nom ! Gros bisous